Château Barbanau

AOP Cassis, AOP Côtes de Provence - Roquefort La Bedoule

« Classée pour partie en Cassis, pour l’autre en Côte de Provence, l’une des grandes révélations de ces dernières années.
Dans les veines de Sophie Simonini-Cerciello coule le sang d’Emile Bodin, l’un des plus célèbres vignerons cassidains. A croire que le talent est inscrit dans l’ADN ! La propriétaire du Château Barbanau, qui a repris les vignes de son grand-père en 1989, produit en effet quelques-uns des meilleurs vins de la région avec la collaboration de son mari oenologue. »

Sur la petite route qui la relie à Cassis, Roquefort-La Bédoule révèle à ses hôtes de curieux paysages. Des friches industrielles ! En pleine campagne, leurs silhouettes grisâtres se détachent avec force de la robe verdoyante de la Forêt de Fontblanche. Certaines ont été récupérées par quelques artisans et commerçants. Mais la plupart sont tombées en déshérence, vestiges d’une époque prospère qui ne reviendra plus. Car ici, dès la première moitié du XIXe siècle, fort des découvertes du Marquis de Villeneuve, on a vécu de la chaux et du ciment. Un Âge d’or qui a pris fin durant l’Entre-deux-guerres avec le déclin inexorable de la cimenterie locale.

Aujourd’hui, les Bédoulens ne saignent plus la terre pour lui soutirer son précieux calcaire. Non, ils la soignent pour qu’elle leur donne de beaux fruits. Du raisin, pour commencer. Car la commune abrite plusieurs propriétés viticoles. Dont le Château Barbanau, l’une des valeurs montantes de Cassis et… des Côtes de Provence. Sophie et Didier Simonini produisent en effet depuis toujours les deux appellations, signant sous la première des blancs atypiques et, sous la seconde, des rouges de caractère. Une originalité liée aux origines du domaine…

L’histoire commence en 1900… Emile Bodin plante les premières vignes à Val Bruyère, en plein cœur de la commune de Cassis. L’homme était un sacré personnage : poète, défenseur de la langue provençal dont il savait faire bon usage, il fut à l’origine de la renaissance du vignoble cassidain, après que le phylloxera l’eut ravagé. Il est même passé à la postérité en étant le premier vigneron de Provence à mettre son vin en bouteille.

Bon sang ne saurait mentir… En 1988, Sophie, son arrière-petite-fille, débarque avec ses parents sur les terres originelles de la famille avec, pour projet, d’acquérir un domaine et d’y rattacher les 7,5 hectares du Clos Val Bruyère. Un sacré challenge car il y a belle lurette que les héritiers d’Emile n’ont pas travaillé la vigne. Installés à Serre-Chevalier, célèbre station de ski, ils ont davantage l’habitude des pentes enneigées que des coteaux ensoleillés. « On cherchait surtout un autre mode de vie », confie la vigneronne.

Ne pouvant réaliser leur rêve sur Cassis, Sophie et les siens se décident à acquérir Barbanau, un vieux domaine situé à la sortie de Roquefort, aux pieds des barres de Castillon. L’affaire n’a rien de reluisante. Les vingt hectares du vignoble sont à bout de souffle. Créée en 1850, la cave a fermé ses portes depuis vingt bonnes années. Au travail ! On arrache, on replante, on modernise, on tâtonne, on s’affirme. On innove : pour ses vins blancs de Cassis, la vigneronne ose l’élevage en barrique. Depuis, elle a fait école. Pour autant, les débuts ne furent pas faciles. « Il nous a fallu 15 à 20 vinifications avant d’arriver vraiment à ce que nous voulions. » Une réussite à laquelle a contribué Didier, le mari de Sophie, arrivé en 1998. « Nous sommes complémentaires, souligne son épouse. En parfaite autodidacte, je travaille au feeling. Lui, œnologue de formation, apporte la technique. »

Le duo fait ainsi des étincelles. Ses Cassis — du blanc exclusivement, issu du Clos Val Bruyère — ne laissent pas indifférent. Surtout Kalahari, la plus typée des deux cuvées. « J’ai commencé les premiers essais en 1994, travaillant la culture, l’assemblage, la vinification et l’élevage jusqu’à tirer la quintessence de nos vignes. Au bout de huit ans d’expérimentation, d’essais souvent infructueux, je suis enfin arrivé à ce que je voulais : un vin d’exception, alliant finesse, vivacité, gras, longueur et complexité. » Et du côté de Barbanau ? « La bonne idée de Sophie, c’est d’avoir introduit la syrah sur ses terres, explique Didier. Car elle s’y est plu ! Le contexte géologique l’explique sans aucun doute : la barre rocheuse qui borde le domaine agit comme une éponge, accumulant l’eau pour la restituer peu à peu à notre vignoble. Et puis, il y a le climat : notre terroir est froid. » Des conditions qui favorisent l’épanouissement d’un cépage qui, ne l’oublions pas, vient de la partie septentrionale des Côtes du Rhône. Résultat : des vins de tempérament comme le rouge Et Cae Terra, un vin intense et élégant.

Le plus du domaine

Chaque année, au début du mois de décembre, Sophie et Didier Simonini organisent “Ballade à Barbanau”, une journée à la découverte des vignes, autour d’une thématique originale associant vins et gastronomie.

Original & insolite

Château Barbanau est l’un des premiers producteurs cassidains à avoir cultivé ses terres en agriculture biologique (ses vins sont officiellement certifiés “bio” depuis 2008). Une pratique exigeante, au niveau notamment du travail des vignes. Ainsi le chaussage et le déchaussage, deux labours qui, entre autres, évitent la prolifération des mauvaises herbes, sont pratiqués de temps à autre à “l’ancienne” : avec une charrue tirée par une… ânesse ! Son nom : Kalahari,. Comme la cuvée de Cassis. L’une et l’autre doivent leur nom à Sophie, passionnée d’Afrique et écologiste convaincue. Un choix qui s’est donc imposé de lui-même : désert du Botwana, le Kalahari est en effet un des derniers écosystèmes encore protégé et vierge du Continent Noir.

Les incontournables


 

Cassis blanc Clos Val Bruyère : au nez, de l’exotisme et de la fraicheur avec des parfums d’ananas, de citron vert, de jasmin ou encore d’agrumes. En bouche, un gras et une rondeur qui s’affirment au fil des années. A boire aujourd’hui sur des fruits de mer, un poisson grillé ou fromage de chèvre, ou dans les cinq prochaines années avec une viande blanche.



 

L’Instant rosé : frais et fruité, ce Côtes de Provence est à boire sur le millésime, avec un curry d’agneau ou un plat provençal.


 

Et Cae Terra : un nez capiteux fait de parfums d’épices, de sous-bois, de torréfaction et de cassis. Des tannins fins, une belle amplitude. A savourer sur un civet de lièvre ou une daube provençale.


Coup de coeur

 

Cuvée : L’Instant.

Appellation : Côtes de Provence.

Couleur : rouge.

Robe : pourpre et brillante.

Nez : framboise, mûre, cerise, cannelle et poivre.

Bouche : structurée, souple, d’une belle longueur.

Accords : pour une viande rouge grillée ou un carré d’agneau aux herbes.

Le saviez-vous ?

A la condition impérative de le consommer avec modération, le vin rouge est bon pour la santé. Surtout s’il est fait de syrah. Ce cépage noir est l’un de ceux qui contiennent le plus de resvératrol 12, une molécule dont, essais cliniques à l’appui, on a démontré les effets cardioprotecteurs, antioxydants et anticancérigènes.

Services & loisirs

  • Dégustation

    Dégustation gratuite

Accueil & horaires

  • Ouvert au public

  • Parking voiture

    10 places
     
    Fermé le dimanche et les jours fériés.

Horaires d'ouverture Haute saison
De janvier à décembre
Basse saison
De janvier à janvier
Lundi 10h - 12h / 15h - 18h
Mardi 10h - 12h / 15h - 18h
Mercredi 10h - 12h / 15h - 18h
Jeudi 10h - 12h / 15h - 18h
Vendredi 10h - 12h / 15h - 18h
Samedi 10h - 12h / 15h - 18h

Infos pratiques

  • Agriculture Biologique

  • Possibilité de règlement par CB

  • Possibilité de règlement par chèque

  • Langues parlées :

    es Espagnol
    en.png Anglais
    it Italien

  • Modalité d'expédition en France :

    Expédition possible dans toute la France. Pour plus de renseignements, contacter le domaine.

  • Parking voiture

    10 places
     
    Fermé le dimanche et les jours fériés.