« Une jolie bastide héritée du XVIIIe siècle, un terroir de qualité, un domaine sans cesse en progrès.
Son arrière-grand-père avait planté quelques vignes sur la propriété familiale. Son père en a fait un vignoble. Aujourd’hui, Olivier de Pierrefeu lui invente un bel avenir, fort d’une cave moderne et d’une terre propice à la viticulture. »
Le poids des ans ne se fait pas toujours sentir avec la même virulence. Le Château de Gairoird peut en témoigner. Planté en 1930, son bel alignement de platanes qui conduit à la bastide tricentenaire (ou peu s’en faut !) souffre aujourd’hui du réveil de vieilles cicatrices. « Quelques arbres agonisent actuellement des suites des bombardements américains de… 1944 ! Destinées à la base aéronavale de Cuers, alors occupée par les Allemands, certaines bombes se sont en effet perdues sur notre domaine. », raconte Olivier de Pierrefeu, le maître des lieux. A l’inverse, la cave de vinification, contemporaine des platanes, tient, elle, la grande forme ! « Nous l’avons équipée, entre autres, d’un pressoir sous gaz inerte. Ce procédé protège la vendange contre l’oxydation, un phénomène qui nuit à l’intensité aromatique des vins. »
Cet investissement est venu parachevélalongue rénovation du Château. Elle a démarré dans les années 70 quand Philippe de Pierrefeua entrepris de professionnaliser l’activité vinicole du Château, propriété de sa famille depuis 1824. « Si les premières plantations datent de mon arrière-grand-père, mon père fut réellement le premier vigneron de la famille. Il a amélioré le vignoble et moderniser l’outil de production. » Un développement qui s’est accéléré avec l’arrivée aux commandes d’Olivier.
Pour commencer, notre homme plante dix hectares de vignes pour porter la superficie totale du vignoble à 45 hectares. Puis, il entraine son exploitation sur la voie de l’agriculture biologique. « Il était déjà de tradition dans la famille de travailler énormément les sols pour limiter au minimum le recours à la chimie. Dans les années 2000, j’ai décidé d’aller plus loin en renonçant progressivement aux désherbants, engrais chimiques et insecticides. Si bien qu’en 2010, nous avons pu officialiser la démarche. Notre millésime 2013 affichera ainsi le label “bio”. »
Ultime nouveauté : l’élargissement de la gamme maison avec l’arrivée, début 2012, d’un premier vin blanc : le Prestige 2011. Jusque-là, le domaine se consacrait exclusivement aux rouges et aux rosés. Non sans résultat, d’ailleurs ! Cela fait déjà plusieurs années, en effet, qu’Olivier de Pierrefeu tire le plein bénéfice de son joli terroir. Celui-ci est typique de cette microrégion que les vignerons varois ont surnommé le “Triangle d’Or”. Réunissant les communes de Pierrefeu, Cuers et Puget-Ville, elle associe un sol de cailloutis argilo-calcaire — la “gravoche” — à un micro climat sec et venteux, particulièrement favorable à la viticulture. A la clé : des vins riches au nez et équilibrés en bouche.

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