Château Malherbe

AOP Côtes de Provence - Bormes Les Mimosas

« Entre mer et montagne, l’un des joyaux du littoral varois. Le bleu de la méditerranée, du vert à profusion, du rouge, du blanc, du rose : c’est la belle palette de Mireille Ferrari et Sébastien, son fils. Leur famille a acquis Château Malherbe voilà 70 ans. Depuis, elle veille sur cet Eden avec un talent certain. »

60 à l’heure au maximum ! C’est à ce rythme de sénateur que l’on poinçonne les bouteilles du Château Malherbe. Il faut dire que l’opération est entièrement réalisée à la main. Et pas question de déroger une seule fois à la règle : aucun des 70.000 cols que produit annuellement ce domaine de Bormes-les-Mimosas, n’échappe au petit ruban de chanvre, à la cire chaude et au cachet portant le millésime du moment. Une pratique qui flirte avec l’hérésie quand on sait le coût de la main d’œuvre dans notre pays. Mais cette tradition instaurée par Mireille Ferrari, propriétaire des lieux, participe de la renommée du domaine. Et puis, il faut bien l’avouer, c’est là le genre de petits détails qui, à la longue, marque les esprits.

Coincé entre la mer et le Massif des Maures, Château Malherbe est l’une des perles du vignoble londais avec ses dix-sept hectares d’un beau mélange de schiste et d’argile, parsemé d’éclats de quartz qui les rendent perméables. Le bâti a belle allure lui aussi avec sa jolie bâtisse provençale qui, avant d’abriter le chai et le caveau du domaine, avait une toute autre destination : c’était la ferme du Fort de Brégançon, place forte devenue célèbre depuis que le Général de Gaulle en a fait la villégiature des Présidents de la République. Les militaires y cultivaient tout ce dont ils avaient besoin pour se nourrir. Ils avaient même des vignes pour faire leur vin. Alors, quand en 1940, la famille Ferrari s’est installée ici, elle a fait pareille que la soldatesque, mélangeant les genres : horticulture, primeurs, viticulture. Jusqu’à l’arrivée aux commandes de Mireille Ferrari, dans les années 60. C’est elle qui a décidé de ne plus faire que du vin. « Et tant qu’à faire, du bon ! »

Et pour être bon, il est bon ! Qu’elle que soit sa couleur ou la cuvée. Les “Pointe du Diable”, une cuvée qui doit son nom au cap qui relie le domaine au fort de Brégançon, sont fruités, flatteurs au palais. Les Malherbe, eux, sont plus raffinés, plus déroutants aussi tant ils sont à la marge des standards provençaux. Une différence qui leur réussit pleinement. Le rouge 2007, par exemple, est déjà un bonheur, avec ses parfums intenses, ses arômes profonds de fruit noir et ses notes épicées qui, après un carafage, font merveille sur une belle pièce de bœuf. Le blanc, lui, est tout en délicatesse : de la rondeur, ce qu’il faut de gras et une longue finale.

Il n’y a pas de secret : pour obtenir de la nature qu’elle vous donne ce qu’elle a de meilleur, il faut beaucoup de travail et d’attention. Depuis toujours, les vignes se passent de pesticides. L’équipe du Château a systématiquement recours aux vendanges vertes pour limiter la production à 30, 35 hectolitres l’hectare. Les grappes sont cueillies à la main, une vendange toujours réalisée à maturité tardive pour favoriser la concentration des arômes. « C’est à ce prix que nous obtenons la matière qui, au final, fera la qualité de nos vins. »

Original & insolite

Le Président Georges Pompidou avait demandé l’autorisation à Mireille Ferrari de se balader dans ses vignes. Une permission qui lui fut bien sûr accordée et dont il usa souvent, profitant de la tranquillité de l’endroit et de la beauté des paysages.

Les incontournables


 

Malherbe rouge : des arômes de violette et de réglisse et des tanins puissants et soyeux pour un grand vin rouge qui mérite une belle côte de bœuf ou un plat “grand-mère”, type pot-au-feu ou daube.



 

Pointe du Diable rosé : un assemblage de grenache et cinsault vif et frais qui vous met en bouche des arômes ensoleillés de mangue et de pêche. Sur une tranche de thon grillée à l’huile d’olive ou des sushis.


Coup de coeur

 

Appellation : AOC Côtes de Provence.

Couleur : blanc.

Cuvée : Malherbe.

Œil : or clair.

Nez : le fruité de la poire et du coing, des notes de nisette et de miel accompagnées par la Fleur d’acacia et ponctuées d’une touche minérale.

Bouche : ample et généreuse, légèrement iodée.

Accord : Joues de lotte - Langoustines rôties au gingembre - Volaille de Bresse.

Le saviez-vous ?

La bouteille de Château Malherbe est reconnaissable entre toutes. C’est une Bourguignonne ancienne, réalisée en verre opaque pour protéger la robe des vins des U.V.. Il n’y pas d’étiquette, juste le nom de domaine sérigraphie. Un flacon très épuré qui, avec le cachet de cire qui l’accompagne, marque l’élégance des vins de Malherbe.

Accueil & horaires

  • Ouvert au public

  • Accueil groupe : S'adresser directement au domaine pour connaître les modalités d'accueil.

  • Parking voiture

    15 places

Horaires d'ouverture Haute saison
De mai à octobre
Basse saison
De novembre à avril
Lundi 9h - 20h 9h - 18h
Mardi 9h - 20h 9h - 18h
Mercredi 9h - 20h 9h - 18h
Jeudi 9h - 20h 9h - 18h
Vendredi 9h - 20h 9h - 18h
Samedi 9h - 20h 9h - 18h
Dimanche 9h - 20h

Infos pratiques

  • Agriculture Biologique

  • Possibilité de règlement par CB

  • Possibilité de règlement par American Express

  • Possibilité de règlement par chèque

  • Langues parlées :

    en.png Anglais

  • Modalité d'expédition en France :

    Expédition possible. Pour plus de renseignements, contacter le domaine.

  • Modalité d'expédition à l'étranger

    Expédition possible en Europe sur demande. Pour plus de renseignements, contacter le domaine.

  • Toilettes réservées aux visiteurs

  • Parking voiture

    15 places