« De Laurent Baccino, le patriarche, à Audrey, la jeune œnologue, cinq générations se sont succédées dans les caves des Peirecèdes. Pour chacune, la même ambition : se montrer digne de ses aînées en préservant et améliorant sans cesse le terroir qui lui a été transmis. »
Les fées se sont montrées particulièrement généreuses quand elles se sont penchées sur le berceau d’Audrey Baccino. Cette jeune femme n’est pas seulement charmante ; elle est aussi talentueuse. Œnologue accomplie, elle veille depuis quelques années maintenant sur la vinification du Domaine des Peirecèdes. Et ne vous fiez surtout pas aux apparences : derrière le visage angélique et la silhouette gracile, il y a du tempérament, de la passion, une terrible envie de bien faire et de faire toujours mieux. Un enthousiasme qu’elle a hérité de son père, Alain Baccino, figure du vignoble provençal, âpre défenseur de ses pairs au sein des grandes institutions professionnelles.
Ensemble, le père et la fille tirent aujourd’hui le meilleur parti de la propriété familiale : une quarantaine d’hectares. Ils sont répartis sur trois terroirs différents : la plaine de Peirecèdes au sol argilo-calacaire, pauvre et caillouteux, qui force la vigne à aller chercher sa substance au plus profond de la terre, celle de Beauvais faite principalement de grès, une matière particulièrement apprécié des cépages blancs, et, enfin, les coteaux de schistes gris de Règues des Botes. Une variété qui apporte, comme on s’en doute, des nuances aux raisins. Ainsi, les deux vignerons jouent-ils de ces différentes expressions de terroir pour “ciseler” habilement leurs assemblages.
Si le domaine est ainsi fait de trois parcelles bien différentes, il le doit à son histoire. Tout commence en 1918, quand Laurent Baccino décide de planter des vignes sur le domaine de Beauvais, situé au pied du village de Pierrefeu. Lui succédant, Gabriel, l’un de ses enfants, étend le vignoble familial sur la colline dit “Règue des Botes”. Enfin, Laurent, l’aîné de la troisième génération, fait l’acquisition des terres des Peirecèdes. Depuis, les générations suivantes ont fait fructifier ce beau patrimoine végétal en limitant notamment le recours aux traitements chimiques. Ici, en effet, on a longtemps pratiqué l’agriculture raisonnée, dans le respect du cahier des charges de Terra Vitis, la charte des vignerons français pour une viticulture durable. Depuis quelques années, un nouveau pas a été franchi : le domaine a adopté en effet les préceptes de l’agriculture biologique.

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