Domaine Les Clos Servien

AOP Côtes de Provence - Grimaud

« Quand un jeune vigneron vit pleinement sa passion

Le quart de siècle à peine franchi, Charles-Henri Servien a osé l’aventure vigneronne. Avec la complicité de Pierre-Gilles, son père, il donne libre cours à sa passion du rosé sur les belles restanques de ce clos qui, désormais, porte son nom. »

A cœur vaillant, rien d’impossible. Et de la vaillance, Charles-Henri Servien n’en manque pas. Pour preuve, à 26 ans tout juste, il mène de front une activité salarié dans un domaine de la Presqu’île tropézienne et l’exploitation de ses propres vignes : 11 hectares plantés sur les hauteurs de Grimaud, à flanc de coteaux. « Un terroir de qualité avec des terrasses exposées plein sud. » Une merveille dont il a repris l’affermage au début de l’automne 2010. « Ça faisait plusieurs années que je cherchais une telle opportunité. En Provence et pas ailleurs ! Parce que je suis passionné par le rosé. C’est un vin qui se livre quasi instantanément. On n’a pas besoin d’attendre que les arômes évoluent avec le temps ; on sait de suite si on a fait du bon travail. C’est cela qui me plaît. Alors, quand j’ai su qu’il y avait ces terres de disponibles, je n’ai pas laissé passer ma chance, même si cela me réclame beaucoup de travail. »

Et puis, dans les périodes les plus rudes, Charles-Henri profite d’une aide précieuse : celle de Pierre-Gilles, son père, aussi fondu de vin que sa progéniture. Un virus qu’il a attrapé très jeune, lui aussi. Il a acheté un petit vignoble au début des années 80. « Quelques hectares à peine, à Crozes-Hermitage, raconte-t-il. Je les ai toujours, mais je n’ai pas développé ma propriété, continuant d’apporter ma récolte à la coopérative. » Par manque de temps plus que de passion ! C’est que notre homme a fort à faire avec son autre propriété : un verger de 70 hectares au cœur des Bouches-du-Rhône. Prenant ! Pas assez, toutefois, pour le faire renoncer à la belle aventure de son fils. « J’étais là pour la dernière vendange, assurant la presse tandis que Charles-Henri s’occupait des vignes. » Que du bonheur ! D’autant que le millésime est beau. « Pour notre première vendange, on peut dire que nous avons été gâtés. La qualité est au rendez-vous. »

Et ce n’est sans doute qu’un début. Car le duo ne chôme pas. Quand leurs emplois du temps respectifs le permettent, ils s’attellent à la remise en état du domaine. « Nous avons déjà planté près d’un hectare de rolle pour varier notre encépagement en blanc, confie Charles-Henri. Et puis, nous replantons du cinsault et du grenache pour améliorer encore nos rosés. Je sais qu’il y a encore beaucoup à faire. Mais d’en être arrivé-là, c’est déjà quelque chose ! » On vous le disait : « à cœur vaillant, rien d’impossible »!

Le plus du domaine

A la belle saison, le petit caveau du Clos Servien propose des abricots et des pêches fraîchement cueillis dans le verger de Pierre-Gilles Servien.

Original & insolite

Pas de doute : Charles-Henri Servien a vraiment la passion du rosé. Alors qu’il suivait ses études en œnologie à Mâcon, en terres bourguignonnes, le jeune homme n’a pas hésité à gagner le Sud pour un stage au sein du Centre du Rosé, un centre de recherche, d’expertise et d'expérimentation sur le vin rosé installé à Vidauban, dans le Var.

Les incontournables


 

Côtes de Provence blanc : un nez floral, du gras en bouche, un rien de sucrosité. Pour l’apéritif ou avec un poisson.


Coup de coeur

 

Appellation : Côtes de Provence.

Couleur : rosé.

Œil : rose pâle.

Nez : sur des parfums de fruits rouges (fraises, framboises).

Bouche : enrobée, soyeuse, légère. Un brin de minéralité.

Accords : sur une daurade grillée.

Le saviez-vous ?

Une terre, ça se loue ! Et cela fait l’objet d’un contrat en bonne et due forme. Comme l’affermage, par exemple. Contrairement au métayage où le bailleur perçoit une partie de la récolte, l’affermage implique un loyer fixe, quel que soit la qualité et la quantité de la production. On appelle cela le “fermage”, le loyer étant “fermé”. Le montant de ce dernier est en effet convenu à l'avance selon la qualité des sols, leur exposition et les plantations. Il est cependant encadré par la Loi qui fixe chaque année un minima et un maxima. Le contrat peut se faire sur neuf ou dix-huit ans, période durant laquelle le fermier gère son exploitation en toute indépendance, assumant les risques comme les succès.

Services & loisirs

  • Visite du domaine/de la cave

    toute l'année aux horaires d'ouverture du domaine

Accueil & horaires

  • Ouvert au public

  • Parking voiture

    7 places.
     
    D'octobre à Avril, le caveau est ouvert sur rendez-vous.

Horaires d'ouverture Haute saison
De juillet à septembre
Basse saison
De mai à juin
Lundi 16h - 20h
Mardi 16h - 20h
Mercredi 16h - 20h
Jeudi 16h - 20h
Vendredi 16h - 20h
Samedi 10h - 13h / 16h - 20h 10h - 13h / 16h - 20h

Infos pratiques

  • Possibilité de règlement par chèque

  • Langues parlées :

    en.png Anglais

  • Parking voiture

    7 places.
     
    D'octobre à Avril, le caveau est ouvert sur rendez-vous.