Domaines Ott - Château de Selle

AOP Côtes de Provence - Taradeau

« Sur les hauteurs de Taradeau, un terroir transcendé par les méthodes avant-gardistes d’un grand vigneron : Marcel Ott. Marcel Ott est l’un des pères du rosé de Provence. Grâce à des méthodes aussi innovantes qu’exigeantes, il fut le premier à l’imposer sur les grandes tables du monde entier. Un siècle après la naissance du Château de Selle, son premier domaine, son nom continue de briller parmi les étoiles du vignoble provençal. »

A la fin du XIXe siècle, Marcel Ott, jeune agronome d’origine alsacienne, s’installe à Cavalaire, sur la côte varoise, où il a décroché un vignoble en fermage. Pendant plus de dix ans, il va y parfaire sa connaissance du vignoble provençal et développer une vision aussi ambitieuse qu’originale du métier de vigneron. Reste à l’appliquer. Il entend pour cela avoir la pleine propriété de ses terres. En 1912, il fait donc l’acquisition d’un domaine sur les hauteurs de Taradeau : le Château de Selle.
La bastide a de l’histoire : construite au XVIIIe siècle, c’est une ancienne demeure des comtes de Provence. Mais elle n’a point de passé vinicole : on y a jamais planté que des mûriers, lavandes et autres oliviers. Tant mieux ! Le nouveau propriétaire peut ainsi partir d’une page blanche et introduire les cépages les plus appropriés à son grand projet : produire un vin nouveau, un rosé d’une qualité jamais atteinte qui puisse s’inviter sur les meilleurs tables de France et d’ailleurs.

Marcel Ott le sait : pour atteindre son objectif, il ne peut tout miser sur l’encépagement. Il lui faut soigner chaque détail, tant dans le vignoble qu’en cave. Il commence par remodeler son domaine : une partie des terres sont en coteaux ; il leur préfère des terrasses (des restanques comme on dit dans le Midi) et les aménage avec 2% de pente, ni plus ni moins, pour drainer sans éroder. Il instaure ensuite de nouvelles méthodes de culture, taillant par exemple les ceps pour les contraindre à donner moins mais mieux. Et puis, il ne jure que par le naturel : des fumures organiques pour nourrir les sols, des levures indigènes pour la fermentation des jus, des barriques de bois pour la conservation des vins.
L’agronome alsacien a vu juste : ses méthodes font merveille et son rosé acquiert vite une réputation plus que flatteuse : méritée ! On le réclame ainsi jusqu’aux USA. Qu’à cela ne tienne : en 1932, le domaine provençal expédie ses premières caisses vers New-York. Ce vin comme aucun autre y rencontre un vif et vrai succès. Dans le Nouveau Monde comme dans la Vieille Europe, on loue sa fraîcheur, son originalité, sa délicatesse. Et puis, il y a la bouteille… Pas question en effet de livrer le précieux nectar en bonbonne comme le font alors la quasi totalité des vignerons méridionaux. Non, Marcel lui a voulu un “contenant” qui participe de sa qualité et l’installe dans tous les esprits. René, son fils, a relevé le défi. S’inspirant des amphores romaines, il a créé un flacon à la silhouette élancée et fluide. Coup d’essai, coup de maître : ses courbes gracieuses font mouche. Elles vont traverser le temps sans encombre et restent aujourd’hui encore la signature des vins des Domaines Ott.

Il n’y a pas que la bouteille qui a passé l’épreuve du temps. Tout ce que Marcel a construit, sa descendance l’a préservé. Ainsi, un siècle après la naissance de son vignoble, le Château de la Selle n’a toujours pas vu le moindre pesticide ou désherbant. Et il n’en verra jamais ! Une grande partie des travaux agricoles se fait toujours à la main, tel le déchaussage des vignes (au printemps, on libère le pieds du petit monticule de terre qui les protège du froid durant tout l’hiver) ou la vendange. Le tri du raisin est particulièrement sélectif, au point que, les années les plus difficiles, on peut aller jusqu’à écarter la moitié de la récolte. Quant à la vinification, elle répond encore des préceptes édictés par le patriarche : des baies pressées avec délicatesse pour libérer un jus clair et aromatique, des moûts vinifiés dans de grands foudres de chêne, des bâtonnages réguliers pour tirer des lies une belle rondeur… Un savoir-faire qui permet au Château de Selle de proposer depuis plus de 60 ans l’un des plus grands rosés de Provence : le Cœur de grain. Un nom mythique qui fait référence dans le monde entier.

Le plus du domaine

Le caveau du Château de Selle accueille la production des deux autres domaines Ott : le Clos Mireille, à La Londe-les-Maures, et le Château Romassan, situé à Bandol. L’occasion est belle de déguster les trois rosés maison et de mesurer ainsi concrètement les différences entre trois grands terroirs de Provence. A vous de choisir ensuite celui qui vous convient le mieux.

Original & insolite

Le nom de Ott est aujourd’hui associé à trois domaines. Au Château de Selle se sont ajoutés le Clos Mireille (dans les années 30) et le Château Romassan (classé en Bandol et acquis dans les années 50). L’actionnariat des Domaines Ott a évolué il y a quelques années : une grande partie des héritiers de Marcel ont cédé leurs parts à la famille Roederer, l’un des grands noms du Champagne. Mais les nouveaux venus ont bien pris garde de ne rien changer des méthodes mises en place par leurs prédécesseurs. D’ailleurs, pour être tout à fait sûr qu’elles perdurent, ils ont confié la gestion de l’affaire aux deux derniers Ott restés au capital de l’entreprise : Christian et Jean-François, les arrière-petits-fils de Marcel.

Les incontournables


 

Côtes de Provence rouge cuvée Comtes de Provence : un rouge de grande tenue, assemblage de syrah et de cabernet-sauvignon. Il brille par son nez complexe où se mêlent de petits fruits noirs, la vanille, des épices et des notes grillées. La bouche est pleine, fine, longue en finale. A boire sur un filet de bœuf ou un canard aux cèpes.


Coup de coeur

 

Appellation : Côtes de Provence.

Cuvée : Cœur de grain.

Couleur : rosé.

Œil : robe pâle aux reflets dorés.

Nez : Complexe et élégant, il allie subtilement des arômes d'agrumes (pamplemousse, citron), et de fruits jaunes (abricot, pêche et poire) tout en laissant entrevoir une note florale et délicate.

Bouche : Elle offre une attaque soyeuse avant de monter en puissance et en volume. Les notes fruitées s'enrichissent alors d'une touche épicée, qui vient soutenir une finale persistante.

Accords : caille aux raisins, filet mignon aux pleurotes, langouste grillée.

Le saviez-vous ?

Réfractaire eux pesticides, la famille Ott use depuis un siècle maintenant d’un produit qui, aujourd’hui, fait la joie des vignerons bio : la bouillie bordelaise. C’est un mélange d’eau, de chaux éteinte, de sulfate cuivre et de savon noir qui protège la vigne de nombreux parasites, à commencer par le mildiou. La recette fut trouvée par Alexis Millardet, un botaniste bordelais. En 1878, alors que le Médoc connaissait sa première attaque de mildiou, celui-ci remarqua en passant devant les vignes du Château Ducru-Beaucaillou l’étonnante santé des vignes situées en bord de route. Il interrogea le régisseur du domaine qui lui confia qu’il pulvérisait régulièrement un mélange de chaux et de cuivre sur ces vignes faciles d’accès pour éviter que les maraudeurs ne viennent lui voler ses plus belles grappes. Millardet améliora et affina la recette en laboratoire. A partir de 1886, les premiers essais s’avérant concluants, son produit, baptisé la bouillie bordelaise, se répandit dans le vignoble aquitain, le préservant efficacement des attaques du mildiou.

Services & loisirs

  • Visite du domaine/de la cave

    FERME POUR TRAVAUX.
    REOUVERTURE AU PRINTEMPS 2016

Accueil & horaires

  • Uniquement sur rendez vous

Infos pratiques

  • Possibilité de règlement par CB

  • Possibilité de règlement par American Express

  • Possibilité de règlement par chèque

  • Langues parlées :

    en.png Anglais
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